Ottawa cherche à trouver des solutions pour régulariser la situation de certains immigrants sans statut , notamment suite aux préoccupations exprimées par les défenseurs des droits des minorités concernant l’absence d’un programme de régularisation, ce qui expose ces personnes à l’exploitation.
Lors d’une conférence de presse à Winnipeg, M. Trudeau a souligné la nécessité de soutenir et d’accompagner les personnes en situation irrégulière. Il a également évoqué la nécessité de mettre en place une voie vers la régularisation, un sujet sur lequel le ministre de l’Immigration travaille activement. En même temps, il a mentionné la nécessité, dans certains cas, d’accélérer les procédures d’expulsion.
À la fin de l’année 2021, les libéraux se sont engagés à explorer des moyens de régulariser le statut des travailleurs sans papiers qui contribuent au tissu social canadien. Cependant, M. Trudeau n’a pas encore fixé de date pour la mise en œuvre de ces mesures.
Selon le ministère fédéral de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, une personne sans papiers est celle qui a dépassé la durée de séjour autorisée par un visa temporaire, est restée au Canada malgré le rejet de sa demande d’asile, ou est entrée au Canada sans avoir informé les autorités compétentes.
Le bureau du ministre de l’Immigration, Marc Miller, prévoit de présenter une proposition avant la pause estivale du Parlement.
M. Trudeau souligne la nécessité de trouver un équilibre pour maintenir l’intégrité du système d’immigration, soulignant que les Canadiens ont une attitude positive envers l’immigration en raison de la rigueur de ce système.
Le ministère fédéral de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté estime qu’il y a entre 20 000 et 500 000 immigrants sans papiers au Canada.
Le ministère de l’Immigration a déjà mené des projets pilotes à court terme, comme le programme Anges gardiens pendant la pandémie de COVID-19, qui a permis à 8500 demandeurs d’asile en attente ou déboutés qui travaillaient dans le domaine des soins directs aux patients, ou aux membres de leur famille, d’obtenir la résidence permanente.
Un autre programme pour la région du Grand Toronto, appelé Politique publique pour les travailleurs de la construction sans statut, avait permis à 441 travailleurs et 588 personnes à leur charge d’accéder à la résidence permanente en août dernier.


